"Confusion. C’est le mot qui revient dans toutes les bouches pour décrire la première étape des élections législatives en Égypte. Après plus d’une semaine de chaos, les Égyptiens sont vivement appelés à voter, déclarait dimanche le mushir, le maréchal Mohammed Hussein Tantawi, à la tête du Conseil suprême des forces armées. Sauf que les élections peuvent-elles se dérouler comme si rien ne s’était passé, plus de 1000 blessés, 45 morts, sans compter les jugements militaires et les actes de tortures imputés aux militaires et aux forces de sécurité depuis plusieurs mois?
Les élections commencent alors même que le centre-ville demeure occupé par des manifestants opposés au régime militaire. Environ 40 millions d’électeurs sur 82 millions d’Égyptiens sont attendus pour élire les 498 membres de l’Assemblée du peuple (chambre des députés) en plusieurs étapes, jusqu’au 10 janvier. Les feloul, résidus du PND, l’ancien Parti d’Hosni Moubarak, ont été autorisés à participer au scrutin. Certains leurs prédisent un bon score, les maillons de l’ancien régime étant toujours là
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