Avez-vous assisté avec des enfants à une représentation du Théâtre GUIGNOL ?
Si oui, vous vous êtes certainement diverti en voyant les visages épanouis et en entendant les frais éclats de rire de tout ce petit monde.
L'enfant s'y amuse davantage qu'à tout autre jeu, car même s'il n'est que spectateur, il prend part à l'action : il crie, il gesticule, il chante avec GUIGNOL.
Les comédies de GUIGNOL, écrites et composées pour l'enfance, jouées par des marionnettes qui se plient à tous les rôles, divertissent l'enfant parce qu'elles sont de son âge et faites pour son intelligence.
GUIGNOL est donc bien le théâtre par excellence de l'enfance qu'il divertit intelligemment. Oui, ceci est entendu ; mais POURQUOI ?
D'abord parce qu'il fait rire. Or, le rire est nécessaire à la santé de l'enfant. "Riez, riez beaucoup, recommandent les médecins. Celui qui rit se porte bien". L'enfant a besoin de sa ration de joie comme de sa ration alimentaire. Les jeunesses moroses préparent les vieillesse tristes. GUIGNOL fait rire grâce à ses moyens spectaculaires (gestes, décors, costumes, coups de bâton assénés à propos, à ses jeux de mots, à ses lazzis ou à ses réparties spirituelles et aux situations comiques créées dans ses scénarios).
Les pièces tout en ayant un fond de moralité sont montées sur une intrigue simple, ce qui n'exclut pas les situations cocasses ou les jeux de scène drôles.
Enfin, GUIGNOL, à l'encontre de certains films de cinéma, n'est jamais immoral, il ridiculise les défauts, les vices sans prononcer de sermons ennuyeux ou fastidieux. Il est une distraction saine et active, un délassement des heures de travail.- Et c'est aussi de lui qu'on peut dire : "Castigar ridendo mores" (En riant, il corrige les moeurs).
GUIGNOL trouve donc sa place aussi bien dans les loisirs de la semaine scolaire, que dans les distractions des centres aérés ou dans les fêtes de famille.
CE QU'EST GUIGNOL ? Au point de vue matériel, GUIGNOL est ce que l'on appelle une "marionnette à gaine", c'est à dire une marionnette dont la main de l'opérateur constitue le corps auquel il donne la vie. A tort, on appelle ce genre de poupées des "Guignols" car le terme : GUIGNOL (inventé vers 1804 par le lyonnais Laurent MOURGUET) désigne un personnage de comédie comme ceux de PIERROT et d'ARLEQUIN dans la Commedia dell'arte.
Marcel LEDUN
THEATRE GUIGNOL LYONNAIS

dessin extrait d'un programme du Casino municipal de Nice (1908)
Marcel LEDUN
et
ses marionnettes
présentent
LE MANOIR HANTEPièce comique en 1 acte par Tony Tardy
dans une adaptation de Marcel Ledun
Un double spectacle ... Celui du jeu des personnages traditionnels du GUIGNOL LYONNAIS qui se passe sur scène et celui des réactions du public qui vit réellement l'action de la pièce.
Jouée pour la première fois au Casino Municipal de Nice le 15 janvier 1908 par la troupe D. Valentin avec la collaboration de l'Auteur.
PERSONNAGES :
GUIGNOL - L'INTENDANT - LA MARQUISE
Le théâtre représente la salle d'un vieux château.
Cette pièce pour marionnettes à gaine nous permet de retrouver le très sympathique et populaire personnage qui fait les beaux jours de tous les enfants depuis de très nombreuses années ; il s'agit bien évidemment de notre ami GUIGNOL, le canut lyonnais.
Dans cette aventure, nous le retrouvons dans un manoir, au service d'une respectable marquise et aux prises avec un redoutable intendant dont la jalousie n'a d'égale que son ambition de se voir un jour propriétaire de la vaste demeure.
Cet homme va essayer par tous les moyens de se débarrasser de son rival et va même lui faire croire que le manoir est hanté par feu Monsieur le Marquis ; en effet, la nuit même de son arrivée, GUIGNOL est confronté à un fantôme très étrange.
Le brave héros lyonnais déjouera-t-il à temps les funestes projets de l'intendant ?
Laurent MourguetIl existe plusieurs hypothèses sur l'origine du nom de Guignol. Les historiens évoquent ces hypothèses sans qu'aucun n'attribue à Laurent Mourguet la paternité d'une création purePF 1.
Dans son recueil de pièces intitulé
Théâtre lyonnais de Guignol datant de
1865,
Jean-Baptiste Onofrio évoque un voisin de Mourguet, venu tester ses plaisanteries, qui disait, «
c'est guignolant ». Mourguet aurait repris cette expression durant ses spectacles, et le public aurait nommé la marionnette en transformant
guignolant en
guignol. L'historien
Paul Fournel conteste cette version et s'étonne que le nom de la marionnette ait pu être donné par le public
PF 1 et insiste sur le fait que
guignolant n'a pas toujours voulu dire drôle
NdP 1, ce qui rend peu probable cette étymologie
PF 2. Desvernay estime que le mot vient de
Guign'œilNdP 2, mais les yeux de la marionnette ne montrent aucune malformation particulière et on apprend dans la pièce
Le pot de confiture que Guignol ne louche pas
O 1,PF 3. En
1927, Jean Toneli évoque
Nitouche et Guignolet, une pièce de
Dorvigny que Mourguet connaissait ou encore l'installation du théâtre de Guignolet sur l'
avenue des Champs-Élysées à
Paris en
1818, qui aurait pu inspirer le nom du théâtre et celui de la marionnette. Toutefois, cette hypothèse est peu probable en raison de l'année
1808, retenue par l'historien
Tancrède de Visan pour dater la création de la marionnette
TdV 1.
Une dernière hypothèse semble l'emporter chez les historiens qui reprennent Onofrio
O 2,TdV 2,PF 1. Elle évoque un personnage réel nommé Guignol qui aurait servi de modèle à la marionnette. Le patronyme est attesté dans la région lyonnaise mais demeure rare
TdV 3,PF 3. Il pourrait provenir du nom d'un village
lombard Chignolo
note 1. Le glissement onosmatique sur la base d'un toponyme
TdV 4étant un phénomène courant à cette époque, Guignol viendrait de Chignol, une graphie attestée dans le recueil d'Onofrio.
Le théâtre des marionnettes en France au XVIIe et XVIIIe siècle[modifier]
Dès la
Renaissance, les marionnettes accompagnent les vendeurs ambulant pour attirer le chaland
EM 1 et deviennent au
xviie siècle le principal conservatoire des personnages comiques, popularisés par la
commedia dell'arteEM 2. Le théâtre de marionnettes se voit refuser l'entrée des théâtres royaux en
France, ce qui a pour conséquence la création de spectacles sur les boulevards
parisiensEM 3.
Jean Brioché importe
Polichinelle et créé de nouveaux textes pour animer ses spectacles du
pont NeufEM 4. Les interdits royaux sur la parole provoquent l'émergence d'une littérature consacrée au théâtre de marionnettes, portée par des auteurs comme
Fuzelier,
Lesage ou
d'Orneval, séduits par une liberté d'expression retrouvée. Au
xviiie siècle, le
théâtre d'ombre de Séraphin (1745-1800) et la passion de la Duchesse du Maine pour cet art permettent la survivance de cette tradition avant l'explosion créatrice du
xixe siècle. La
Révolution française marque une ère nouvelle qui voit la naissance de nombreuses marionnettes dont les personnages spécifiques sont « issus des conjonctures provinciales »
EM 4. Laurent Mourguet, créateur de Guignol est l'un des précurseurs de ce foisonnement créatif qui voit naître
Kasperle en
Allemagne,
Kašpárek en
Europe centrale,
Tchantchès en
Belgique ou
Lafleur en France.
Laurent Mourguet, les débuts du créateur[modifier]
Laurent Mourguet naît en 1769 à Lyon dans une famille de
canuts. Il reçoit pour seule formation celle du métier de ses parents : le tissage de la soie
PF 4. Marié en
1788 avec Jeanne Esterle dont il aura dix enfants, il baigne dans un milieu où la culture est importante, bercé par le théâtre et le goût des livres
PF 5bien qu'il ne sache pas lire et n'apprendra jamais. À la Révolution, la pénurie de travail guette les ouvriers de
la Fabrique et nombre d'entre-eux doivent se reconvertir. Mourguet quitte la ville pour la campagne et se fait marchand ambulant de bricoles,
picarlatsNdP 3, remèdes et aiguilles. Il découvre l'univers des vogues de campagne, des
cabarets et du
patois local. Il ne quitte pas Lyon pour autant et déménage à deux reprises. En
1795, il se fixe dans le quartier de
Saint-Paul, au 2, place de la Boucherie, logement qu'il ne quittera qu'en
1840 pour
Vienne où il termine sa vie.
Ce qu'il a fait à la campagne, il va le faire à Lyon et s'installe en
1797 comme arracheur de dents sur les places de la ville. Afin d'attirer sa clientèle, il monte un spectacle de
marionnettes, poursuivant une tradition bien ancrée depuis le
xviie sièclePF 6,TdV 5. Sur une base textuelle improvisée et selon l'humeur du marionnettiste et l'actualité du jour, le spectacle remplit une fonction de gazette et se dresse en souriant contre les injustices que subissent les petites gens. Il utilise les marionnettes à gaine du
burattino italien sur la base du théâtre classique de Polichinelle et les trames de la
commedia dell'arte. Il devient marionnettiste professionnel dès
1804PF 7 et monte un premier théâtre rudimentaire dans la grande allée des
Brotteaux au milieu du jardin du
Petit Tivoli. Ses improvisations sur la base du répertoire italien attire les promeneurs
PF 8.
Il s'adjoint les services de Lambert Grégoire Ladré
note 2 dit
père Thomas. Selon une des hypothèses avancées par les historiens de Guignol, la marionnette de Gnafron, maillon essentiel de la naissance du théâtre de Guignol, aurait été créé par Mourguet au départ de Thomas pour garder le souvenir de son inestimable compagnon, gouailleur quoique trop porté sur le vin du Beaujolais. Les deux amis se réunissent de nouveau lorsque Mourguet s'installe au rez-de-chaussée de son logis pour monter un spectacle au déroulé classique : monologue de
Polichinelle, scène d'improvisation théâtrale accompagnée de musique et
théâtre d'ombres.
Naissance de Guignol[modifier]
Peu après, Mourguet entre à la crèche
note 3 de la rue Noire, une des innombrables qu'abrite Lyon. De simple appariteur de décors, Mourguet commence à manipuler les marionnettes et apprend le répertoire du théâtre
PF 9 : lors de la première apparition de Guignol que l'on date traditionnellement du
24 octobre 1808TdV 1, la marionnette porte le costume du
Père Coquard, un des personnages qu'il a appris à jouer, un homme du peuple apportant un peu de simplicité et de bonne humeur, dans la veine du théâtre traditionnel des mystères
PF 9. La tête est une copie de celle de Mourguet lui-même : visage rond et fossettes qui encadrent un large sourire
PF 10.
Né de cette tradition de simplicité, Guignol apparaît comme le porte parole des petites gens, prenant la place d'un Polichinelle qui lasse le public dans le courant individualiste et libertaire du
Premier Empire. La marionnette est attestée de façon certaine vers
1818, période à laquelle la collaboration déjà rare du père Thomas s'arrête définitivement. Mourguet déménage à plusieurs reprises mais reste propriétaire des endroits où il monte ses représentations. Les années fastes du café-théâtre viendront bien plus tard
PF 11.
Petit à petit le répertoire s'épuise et Mourguet doit jouer plusieurs personnages à la fois, ce qui le pousse à faire appel à d'autre manipulateurs : en 1820, des dix enfants nés de son mariage, Étienne (né en 1797) et Rose-Pierrette (née en 1804) forment avec leur père le noyau de la troupe, vite rejoints par l'époux de Rose-Pierrette, Claude Louis François Josserand, connu sous le nom de
Louis Josserand I.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Après la célébration du premier centenaire en 1908, le Guignol lyonnais des frères Pierre et Ernest Neichthauser connut un très grand succès national et même international. Cette gloire du Théâtre du Gymnase du quai Saint Antoine allait s'estomper après la guerre de 39/45.
À partir des années 1960, c'est la troupe du Petit Bouif qui allait tenir le haut du pavé dans son théâtre de la rue Saint Georges, et sous l'impulsion de Jean-Guy Mourguet (descendant à la cinquième génération du créateur de Guignol, dont il reprenait le nom).
Après l'ultime spectacle de la troupe fin 1990 germera chez Jean-Guy Mourguet l'idée de léguer sa collection (de marionnettes, accessoires, documents…) au village de
Brindas (où il habite, et où les Neichthauser ont vécu aussi), avec la perspective d'y ouvrir un musée. Ce sera finalement chose faite en janvier 2008 (et grâce à la CCVL,
communauté de communes des Vallons du Lyonnais) avec l'ouverture à Brindas du Musée-théâtre Guignol.
Guignol aujourd'hui[modifier]
En
1998, la
Compagnie des Zonzons se voit confier le Guignol du très officiel Théâtre Municipal de la ville de
Lyon. En plus des spectacles pour enfants, ils essaient de renouer avec une tradition plus adulte en commentant l'actualité dans les bistrots.
En
2008, la ville de
Lyon célèbre le bicentenaire de la naissance de Guignol. Des nombreuses manifestations sont prévues au cours de l'année. Le premier week-end de juin 2008, la majeure partie des « Guignolistes » français se sont retrouvés au
jardin d'acclimatation à Paris pour célébrer les 200 ans de ce symbole hexagonal.
Un
musée-théâtre abritant une importante collection de marionnettes données par Jean-Guy Mourguet (descendant de Laurent Mourguet), a ouvert ses portes à Brindas
Int 1 cette même année.
Il complète ainsi la collection Guignol du
musée Gadagne qui abrite le musée international de la marionnette de Lyon.
Technique et décors[modifier]
Les personnage évoluent selon la technique du
burattino. Ce terme italien aurait deux origines possibles : de
buratto, l'étoffe grossière servant à tamiser la farine dont on confectionne le costume de la marionnette ou du personnage Burattino de la
commedia dell'arteEM 5. Le burattino est synonyme de
marionnette à gaine.
La tête est en bois, généralement en tilleul, plus rarement en peuplier
PF 12 en hêtre ou en pin
EM 6. Elle doit être robuste pour supporter les chocs. Elle mesure 15 et 18 centimètres
note 4, les yeux et les cheveux sont sculptés dans la matière
PF 12. Les membres sont généralement disproportionnés
EM 6. Les bras sont rendus rigides par des tubes prolongeant les mains en bois afin de permettre à la marionnette de porter des accessoires lourds
PF 13. La gaine mesure une cinquantaine de centimètres au total.
La tête est manipulée par l'index tandis que chaque bras l'est par le pouce pour l'un, et par les autres doigts pour l'autre. Le poignet maintient la gaine au niveau de ses hanches tandis que le coude figure les pieds. L'absence de jambe a pour conséquence que certaines actions emblématiques du théâtre comique ne sont pas permises, notamment coups de pied et pirouettes. La rigidité des bras rend peu naturel le transport d'accessoires au point que ceux-ci doivent être sur-dimensionnés. Ainsi, selon Paul Fournel, « c'est pour cette raison que le bâton de Guignol ressemble à un tronc d'arbre et que la bouteille de Gnafron a des allures de
jéroboam »
PF 14. Cependant, ce même auteur souligne la « souplesse et une vivacité exceptionnelle » de la marionnette et du jeu que permet le mouvement direct de la main à l'intérieur de la gaine et l'utilisation de la pleine voix du manipulateur en raison de sa proximité avec la marionnette
PF 14.
Les mouvements de la marionnette ne peuvent ainsi reproduire les mouvements humains et le
burattino est davantage symbolique que les
marionnettes à fils : le manipulateur doit trouver des mouvements particuliers pour traduire certaines émotions. Les mouvements de la tête permettent de rythmer la phrase et pallient le manque d'expression d'une bouche fixe. De même, les glissements de la marionnettes peuvent traduire des émotions, vers l'arrière la peur et l'étonnement, vers l'avant l'avidité ou la cupidité
PF 15.
Le marionnettiste joue debout, les bras levés.
La tradition veut que Guignol joue à droite du public et soit tenu par la main gauche du marionnettiste et inversement pour Gnafron
PF 13. Comme dans un théâtre classique, le côté cour (à droite du spectateur lorsqu'il regarde la scène) s'appelle donc le côté
Gui, pour Guignol. Et le côté jardin (à gauche) prend le nom de côté
Gna, pour Gnafron. Les entrées de la rue se font du côté
Gui et celles des appartements du côté
GnaInt 2.
Un
castelet de bois dans une rue du
Vieux Lyon présentant de gauche à droite Gnafron et Guignol
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Le traditionnel décor du castelet servant aux représentations de Guignol se situe à Lyon,
Place de la Trinité, devant le Café du Soleil.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Les personnages principaux du théâtre de Guignol sont le canut Guignol, son compagnon
Gnafron et
Madelon, l'épouse de Guignol, parfois fille de Gnafron. On trouve également Toinon, l'épouse de Gnafron, le
gendarme, appelé par certains
[Qui ?] Flageolet, mais ce nom n'apparaît pas dans les textes traditionnels
[réf. nécessaire], le propriétaire Canezou, le bailli ou encore Madame Quiquenet, la concierge.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Guignol est un personnage assez complexe. A la fois naïf et malin, honnête et sans scrupules, le personnage change, évolue sans cesse au cours des pièces. Les traits dominants restent le côté bon vivant, l'attrait pour la bonne chère, le bon vin (d'autant plus exacerbé que les occasions sont rares et la misère quotidienne) ; l'amitié (notamment avec son ami Gnafron) ; sans oublier les fameux coups de bâton, ou tavelle.
Étymologie et origine[modifier]
Le nom de
Gnafron a pour origine le terme
gnafre, « savetier, cordonnier »
NdP 4.
Premier acolyte de Laurent Mourguet, le père Thomas aurait directement inspiré la marionnette de Gnafron : les deux compères lassés du répertoire italien et de
Polichinelle se séparent rapidement car Thomas est trop porté sur le
vin du BeaujolaisPF 16. Mourguet, devenu seul, aurait créé la marionnette de Gnafron à l'effigie de Thomas pour garder avec lui son inestimable compagnon. La ressemblance avec les images que l'on possède de Thomas et la marionnette de Gnafron appartenant à Mourguet est suffisamment frappante pour étayer cette thèse
PF 17 toutefois mise à mal par le marionnettiste Durafour qui s'étonne du peu de place de Gnafron dans les pièces qui sont attribuées à Mourguet et suppose que la marionnette aurait plutôt été créée à l'époque de Jacques Mourguet fils par le père Chapelle, syndic des crocheteurs
PF 17. La marionnette aurait pu exister sous un autre nom et aurait été nommée par Jacques Mourguet du vocable local
gnafre qui signifie cordonnier
PF 18. La création de la marionnette n'est pas datée avec certitude mais semble contemporaine de celle de Guignol, vers
1808.
Comme Guignol, c'est un bon vivant. Il apprécie particulièrement le bon vin, cela se voit rien qu'à son visage, profondément rougi par le beaujolais. C'est un personnage drôle, mais aussi généreux et profond.
C'est la femme de Guignol ; souvent surnommée "Mère la Grogne", du fait de son caractère souvent acariâtre envers son mari et son ami Gnafron. Femme de caractère, bavarde, souvent battue, attentive aux rentrées d'argent (et surtout aux dépenses), elle est le type même de la femme au foyer, tranchant nettement avec celui de Guignol et de Gnafron, plus insouciants.
Les autres personnages[modifier]
- Cadet
- Canezou, le propriétaire
- Le gendarme (appelé de diverses manières : Chibroc, Flageolet, La Ramée...)
- Le juge, ou bailli
- Le voleur (apparaît surtout dans les versions parisiennes)
- Cassandre
- Battandier
- Le Sergent
- La Toinon
Les sources du théâtre de Guignol[modifier]
Les sources classiques[modifier]
Laurent Mourguet ne sachant lire, il n'a légué aucune pièce écrite.
Curieusement, c'est la censure imposée par
Napoléon IIInote 5, en contraignant les troupes à soumettre leurs textes, qui permet la conservation de ce patrimoine oral.
En
1852, Victor-Napoléon Vuillerme-Dunand, le lettré de la troupe de Mourguet, dépose douze manuscrits. Cette formalité n'empêche pas les marionnettistes d'improviser et de dire ce qu'ils ont à dire. Ces premières traces écrites de Guignol, sont aujourd'hui précieusement conservées à Lyon, au
musée Gadagne.
Mais c'est surtout grâce à Jean-Baptiste Onofrio que nous est parvenu le répertoire « classique ». Ce magistrat a publié en
1865, puis en
1889, deux volumes de textes. Il revendique cependant, dans la préface, avoir censuré certaines grivoiseries.
Depuis, le répertoire de Guignol a été transcrit dans de nombreux ouvrages. Parmi les pièces classiques du répertoire de Guignol, on trouve Le pot de confiture, Le déménagement, Les frères Coq, Les couverts volés, La racine merveilleuse, Un dentiste, Les souterrains du vieux château.
En 1911 plusieurs auteurs se sont amusés à écrire des parodies d'opéras ou de drames pour Guignol. Cette expérience, particulièrement pittoresque, ne semble pas avoir eu de suites.
Le répertoire contemporain[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Le théâtre, intrique et dénouements[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
De multiples intrigues, un seul dénouement ?[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Une morale, des morales ?[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Parler lyonnais et héritage culturel[modifier]
Guignol est le digne représentant du
parler lyonnais selon
Tancrède de Visan. Afin d'entendre l'essence du parler lyonnais, il conseille d'assister à une pièce du répertoire plutôt que de consulter des ouvrages inutilement
TdV 6. Les textes du répertoire sont émaillés de mots et d'expressions typiques de l'idiome local.
Le parler lyonnais dans le théâtre de Guignol[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Héritage sémantique[modifier]
De nombreux mots ou expressions ayant pour origine le mot Guignol sont attestés :
- guignol : « se dit de quelqu'un de pasquin, qui fait des grimaces »NdP 5
- faire le guignol : manquer de sérieux en frisant le mauvais goûtPF 19
- grandguinolesque : adjectif désignant une personne ou un comportement, dérivé de l'expression faire le guignolPF 19
- guignoliste : marionnettiste du théâtre de Guignol
Guignol, patrimoine culturel[modifier]
Paul Fournel estime que Guignol fait partie du patrimoine culturel enfantin, au même titre que Mickey Mouse ou Tintin
PF 20, qui évoquent le goût d'autrefois et le parfum de l'enfance. Le spectateur anonyme fait davantage mention de vagues costumes marron et d'histoire se finissant en coup de bâton que d'un spectacle grivois et contestataire.
Un symbole lyonnais[modifier]
«
Notre âme populaire lyonnaise, elle, s'est logée dans une poupée de bois »
1,TdV 6 dira
Justin Godart, homme d'État et spécialiste de l'identité lyonnaise. Guignol est un symbole des traditions lyonnaises et dans les pièces, on retrouve des
expressions lyonnaises qui ont tendance à disparaître. Symbole utilisé à des fins touristiques, il s'affiche sur les brochures de l'office du tourisme, sur l'autoroute à l'entrée de l'agglomération, sur certains bus (
ligne 6), et sur des timbres en 1994 puis 2003.
Le théâtre de Guignol aujourd'hui[modifier]
Affiche d'un théâtre de Guignol
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Sociétés amicales et associations[modifier]
|
|
Une réorganisation et une clarification du contenu sont nécessaires. Discutez des points à améliorer en page de discussion.
|
Société des amis de Guignol[modifier]
En
1911, un comité est créé afin d'élever un monument à la mémoire de Laurent Mourguet. L’inauguration d'une stèle aura lieu quelques mois plus tard, avenue du Doyenné dans le
Vieux-Lyon. Il reste alors un peu d'argent de la souscription.
Justin Godart propose alors d'utiliser ces fonds pour créer une association avec pour but "
la conservation et l’enseignement des traditions notamment du théâtre Guignol, du caractère et de l’esprit lyonnais". Nommée :
la société des amis de Guignol, l'association et compte plus de 600 adhérents en
2010Int 3.
Lyon et sa région[modifier]
|
|
Cet article ou cette section contient une ou plusieurs listes.
Ces dernières gagneraient à être rédigées sous forme de paragraphes synthétiques.
|
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
France et étranger[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Représentation de théâtre de Guignol, à
Paris, dans le jardin d'acclimatation.
Guignol dans la culture populaire[modifier]
Le terme Guignol a essaimé hors de la région lyonnaise. Il désigne soit une marionnette, soit une personne qui s'amuse et amuse les autres.
Les Guignols de l'info[modifier]
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.
Votre aide est la bienvenue !
Présence de Guignol dans la vie quotidienne[modifier]
- Dans la chanson : la chanson C'est Guignol de Chantal Goya
- Dans la publicité : Gnafron faisant la réclame pour le Cep Vermeil
- Dans la marine à voile, un guignol désigne un dispositif pour raidir le mât (ou une partie de celui-ci). Il est composé d'un triangle rigide perpendiculaire au mât, sur lequel viennent s'appuyer deux câbles tendus qui assurent la rigidité.
- A l'Assemblée nationale, les guignols sont des loges situées au-dessus de l'hémicycle, dans lesquelles se trouvent les équipes de télévision et lescommissaires du gouvernement.
Buste de Laurent Mourguet, avenue Doyenné (
Lyon 5e)
Né dans une famille d'ouvriers canuts, Laurent Mourguet exerce plusieurs métiers (forain, marchand...) avant de devenir arracheur de dents en 1797. Comme il était de coutume, les dentistes de l'époque exerçaient leur art sur les places publiques, foires et faisaient croire à leurs patients que l'arrachage serait indolore, d'où l'expression « mentir comme un arracheur de dents » qui existe dès la fin du xviie siècle1. Dans la même optique, Laurent Mourguet détourne l'attention de ses clients par un spectacle de marionnettes inspiré du théâtre italien (Arlequin, Polichinelle et les autres personnages de la commedia dell'arte).Sa vie[modifier]
Entre 1804 et 1808, il invente son propre personnage,
Guignol, lui ressemblant physiquement (visage aux gros yeux, nez retroussé, joues colorées), contestataire, impertinent, gouailleur déformant les mots, dont les comportements allaient si bien ressembler à ceux des
canuts dont elle devient le porte-parole lorsque les soyeux lyonnais sont concurrencés par la soie étrangère
2.
En 1820, il monte une troupe et se fait accompagner de ses enfants pour donner des représentations.
En 1839, alors qu'il est âgé de 70 ans, il crée, toujours avec certains de ses enfants, le premier café-théâtre Guignol permanent.
Lorsque Mourguet prend sa retraite en
1840, deux de ses dix enfants reprennent son théâtre de Guignol. Il meurt en
1844.
En
1804, il abandonne la tenaille pour se consacrer aux marionnettes, assisté du père Thomas, comédien qui aime un peu trop la bouteille.
C'est à cette période qu'il invente son premier personnage, s'inspirant des traits du père Thomas : ce sera
Gnafron, cordonnier lyonnais ("regrolleur"), dont le nez rouge boursouflé témoigne de son amour un peu trop prononcé pour le
beaujolais.
En
18083, il crée
Guignol, qu'il habille comme les ouvriers
canuts en le coiffant d'un
catogan tressé (il empêchait les cheveux de se prendre dans les fils du métier à tisser). Un peu plus tard, Mourguet ajoute une femme (sa "fenotte") à Guignol : Madelon.
Impertinent, proche des préoccupations des gens, le talent de Mourguet rendra rapidement Guignol populaire. Ce n'est que bien plus tard que sa marionnette deviendra le héros de spectacles pour enfants.
La "dynastie" Mourguet[modifier]
Marié à Jeanne Esterle le
22 novembre 1788 à Lyon, Mourguet eut 10 enfants. Parmi eux, Jacques, tiendra le Guignol du Café du Caveau (place de Célestins à Lyon). Mais c'est surtout avec Étienne (né en 1797) et Rose-Pierrette (ou "Rosalie", née en 1804) que Mourguet parcourt la région lyonnaise pour y donner des représentations. Il se fait également accompagner du marionnettiste Louis Josserand, qui deviendra son gendre en épousant Rose-Pierrette.
Plus tard, c'est à Josserand que Mourguet léguera la direction de son théâtre. Josserand perpétuera la tradition. Dans sa troupe, on trouve
Victor-Napoléon Vuillerme-Dunand, qui sera le premier à mettre par écrit les pièces de Guignol.
Rosalie Mourguet et Louis Josserand eurent 2 enfants, eux-mêmes marionnettistes : Louis et Laurent. Le jeune Laurent épousera la fille de Vuillerme
4.
Plus tard, c'est Pierre Neichthauser (avec son frère Ernest), arrière-petit-fils de Mourguet par alliance (il a épousé Eléonore Josserand), qui fera vivre la tradition familiale dans son Théâtre du quai Saint-Antoine à partir de 1907. Le fonds Neichthauser (décors, poupées, matériel...) a été cédé à la Ville de Lyon lorsque les deux sœurs Neichthauser Jeanne et Hélène, filles d'Ernest trop âgées pour poursuivre l'œuvre de leur oncle et père se sont retirées en 1980. De nombreux documents ont été donnés soit au Musée de Gadagne (Musée de la marionnette de Lyon), soit à l'Association des Amis de Lyon et de Guignol.
Enfin, Jean-Guy Mourguet, dernier descendant de la famille Josserand a offert toute sa collection familiale à la commune de
Brindas pour l'installation, en 2008, d'un musée consacré à Guignol.
Personnages créés par Mourguet[modifier]
Guignol : le héros anarchisant
Gnafron : le cordonnier de bon sens et amateur de "pot". Il est le chantre du parler canut
Madelon : la fenotte (femme) de GuignolPinocchio vit à présent l'existence d'un petit garçon de douze ans aux côtés de son père Gepetto. Mais il n'a perdu ni son espièglerie, ni son grand coeur.
Voulant aider son père malade, Pinocchio se laisse avoir par la maléfique Madame Flambeau qui, profitant de sa naïveté, lui vend un étrange élixir censé guérir Gepetto. Cette potion de charlatan s'avère être en fait un mauvais sort qui le transforme le vieux marionnettiste en pantin de bois.
Pinocchio va devoir faire preuve de ruse, de courage et d'astuce pour aider son père à retrouver une apparence humaine. trucs et astuces
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire