Parricide de Clichy : l’adolescent de 16 ans mis en examen
Une information a été ouverte pour « meurtre sur ascendant », ce lundi. Le parquet a requis le placement en détention du garçon de 16 ans suspecté d’être à l’origine de la mort de son père, samedi soir.

L'adolescent suspecté d'avoir tué son père, samedi soir à Clichy, a été déféré au parquet de Nanterre, ce lundi après-midi. Les magistrats ont ouvert une information judiciaire pour « meurtre sur ascendant ».
L'intéressé a été mis en examen dans la soirée. Le parquet a requis son placement en détention. L'avenir de l'adolescent était donc entre les mains du juge des libertés et de la détention (JLD), qui devait décider de l'envoyer, ou pas, derrière les barreaux.
Samedi, vers 18 heures, les pompiers ont découvert le père de famille en arrêt cardio-respiratoire et ne sont pas parvenus à le réanimer. L'auteur présumé n'est autre que son fils de 16 ans, qui aurait eu une altercation avec son père, dans leur appartement de Clichy, selon le parquet.
Les premières constatations n'établissent pas les causes de la mort mais elles font état de marques de coups et d'une trace, un « sillon » de strangulation, détaille le parquet. L'autopsie, dont les conclusions sont attendues, ce mardi devrait apporter des réponses.
Une victime violente avec sa femme et ses enfants
Les deux protagonistes auraient été seuls, au moment des faits. Dans l'appartement familial vivaient également deux autres enfants, ainsi que la mère de famille, pourtant divorcée du père.
Dans son entourage proche, on ne veut, ni ne peut pas croire que l'adolescent ait voulu tuer son père, ni même qu'il soit responsable de son décès. « On attend le résultat de l'autopsie », commente un membre de la famille.
Celui-ci décrit le garçon comme « quelqu'un de gentil ». De son côté, le père est dépeint comme « physiquement plus imposant ». Âgé de 59 ans, il avait, selon ce parent, des problèmes de santé et prenait des médicaments. « Peut-être qu'il y a eu une altercation et que son cœur a lâché, sinon, c'était peut-être de la légitime défense », espère-t-il.

Un élément est cependant acquis : le presque sexagénaire était jugé violent. Avec sa femme mais aussi avec ses trois enfants. Le parquet signale « plusieurs procédures ». Selon ce membre de la famille, ce qui s'est passé ce soir-là avec le fils de 16 ans « aurait pu se passer avec quelqu'un d'autre… »
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