samedi, juillet 26, 2014

La tour Eiffel a été construite par Gustave Eiffel à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 qui célébrait le premier centenaire de la Révolution française. Sa construction en 2 ans, 2 mois et 5 jours, fût une véritable performance technique et architecturale. « Utopie réalisée », prouesse technologique, elle fut à la fin du 19ème siècle la démonstration du génie français incarné par Gustave Eiffel, un point d’orgue de l’ère industrielle. Elle connut immédiatement un immense succès.
Destinée à durer seulement 20 ans, elle fut sauvée par les expériences scientifiques qu’Eiffel favorisa et en particulier les premières transmissions radiographiques, puis de télécommunication : signaux radio de la Tour au Panthéon en 1898, poste radio militaire en 1903, première émission de radio publique en 1925, puis la télévision jusqu’à la TNT plus récemment.
Depuis les années 80, le monument a régulièrement été rénové, restauré et aménagé pour un public toujours plus nombreux.
Au fil des décennies, la tour Eiffel a connu des exploits, des illuminations extraordinaires, des visiteurs prestigieux. Site mythique, audacieux, elle a toujours inspiré les artistes, les défis.
Elle est le théâtre de nombreux évènements de portée internationale (mises en lumière, centenaire de la Tour, spectacle pyrotechnique de l’an 2000, campagnes de peinture, scintillement, Tour bleue pour la Présidence française de l’union européenne ou multicolore pour ses 120 ans, installations insolites comme une patinoire, un jardin…).
Universelle, tour de Babel, près de 250 millions de visiteurs sans distinction d’âge ou d’origine sont venus de tous les coins de la planète la découvrir depuis son ouverture en 1889.
Comme toutes les tours, elle permet de voir et d‘être vue : ascension spectaculaire, panorama unique sur Paris, signe rayonnant dans le ciel de la Capitale.
La Tour, c’est aussi la magie de la lumière. Son éclairage, son scintillement et son phare rayonnent et renouvellent le rêve tous les soirs.
Symbole de la France dans le monde, vitrine de Paris, elle accueille aujourd’hui près de 7 millions de visiteurs par an (dont environ 75% d’étrangers), ce qui en fait le monument payant le plus visité au monde

C’est à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889, date qui marquait le centenaire de la Révolution française qu’un grand concours est lancé dans le Journal officiel.
Le pari est d’« étudier la possibilité d’élever sur le Champ-de-Mars une tour de fer, à base carrée, de 125 mètres de côté et de 300 mètres de hauteur ». Choisi parmi 107 projets, c’est celui de Gustave Eiffel, entrepreneur, Maurice Koechlin et Emile Nouguier, ingénieurs et Stephen Sauvestre, architecte qui est retenu.
Les premiers coups de pelle sont donnés le 28 janvier 1887. Le 31 mars 1889, la Tour achevée en un temps record -2 ans, 2 mois et 5 jours- s’impose comme une véritable prouesse techniqu

La Tour n’est pas la seule création de Gustave Eiffel. Ce passionné et véritable génie a su dépasser ses propres limites pour nous léguer des monuments tels que la Coupole de l’observatoire de Nice, la structure métallique de la Statue de la Liberté ou encore le pont de chemin de fer de Bordeaux.

Gustave Eiffel : un ingénieur passionné

Gustave Eiffelmasque photo
Gustave Eiffel
Ingénieur de formation, Eiffel a fondé puis développé son entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques, dont la tour Eiffel marque le couronnement, avant de dédier les trente dernières années de sa vie à des activités de recherches expérimentales.
Né en 1832 à Dijon, il sort de l'École Centrale des Arts et Manufactures en 1855, l'année même de la première grande Exposition universelle tenue à Paris. Après quelques années passées dans le Sud-Ouest de la France, où il surveille notamment les travaux de l'important pont de chemin de fer de Bordeaux, il s'installe à son compte en 1864 comme "constructeur", c'est à dire comme entrepreneur spécialisé dans les charpentes métalliques. Son exceptionnelle carrière de constructeur est jalonnée en 1876 par le viaduc de Porto sur le Douro, puis celui du Garabit en 1884, ainsi que par la gare de Pest en Hongrie, la coupole de l'observatoire de Nice et l'astucieuse structure de la Statue de la Liberté, avant de culminer en 1889 avec la Tour Eiffel. Cette date marque la fin de sa carrière d'entrepreneur.

Un patrimoine international en héritage

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Statue de la Liberté
Eiffel nous a légué de par le monde des centaines d'ouvrages métalliques en tout genre.
Eiffel a construit de par le monde des centaines d'ouvrages métalliques en tout genre. Si les ponts - et particulièrement les ponts de chemin de fer - ont été son domaine de prédilection, il s'est aussi illustré dans le domaine des charpentes et des installations industrielles. Il a jalonné sa carrière d'une belle série de réalisations, dont se détachent les deux viaducs quasi-jumeaux de Porto et de Garabit dans le Cantal, ainsi que des œuvres où l'inventivité de l'entreprise a pu davantage se donner libre cours : des ponts "portatifs", vendus en "kit" dans le monde entier, la structure de la statue de la Liberté à New-York, et bien sûr la tour Eiffel.

Panama : un projet faramineux et… désastreux

Canal de Panamamasque photo
Canal de Panama
Eiffel avait accepté en 1887 de construire les écluses du canal de Panama, gigantesque entreprise mal engagée par Ferdinand de Lesseps et qui aboutira au plus grand scandale financier du siècle.
C'est le contrat le plus important mais aussi le plus risqué de toute sa carrière d'entrepreneur. Face aux risques encourus, il obtient d'énormes avantages financiers et de solides garanties, qui l'assurent d'encaisser son bénéfice dès le commencement des travaux. Malgré la diligence d'Eiffel, la mise en liquidation de la Compagnie du canal le 4 février 1889 aboutit à son inculpation pour escroquerie, aux côtés de Lesseps père et fils, puis à sa condamnation à deux ans de prison et à 2000 francs d'amende, alors que rien ne peut réellement lui être reproché. Profondément atteint dans son honneur et dans sa dignité, il se retire du monde des affaires. Le jugement sera cassé par la Cour de Cassation en invoquant la prescription des faits reprochés, ce qui mettra fin à toute poursuite.

Un retour aux sources : la recherche scientifique

souffleriemasque photo
Soufflerie
Après sa retraite consécutive au scandale de Panama, Eiffel consacre les trente dernières années de sa vie à une féconde carrière de savant.
Il s'emploie d'abord à trouver une utilité à la Tour, qui n'avait été construite que pour une durée de vingt ans : expériences sur la résistance de l'air, station d'observation de météorologie et surtout antenne géante pour la radio naissante. Parallèlement à la collecte de données météorologiques dans les stations installées dans ses diverses propriétés, il poursuit ses études sur l'aérodynamisme en construisant une soufflerie au pied même de la Tour, puis une plus importante en 1909 rue Boileau à Paris, toujours en activité. Il meurt le 27 décembre 1923 à l'âge de 91 ans.

L’invention de la tour Eiffel

Plan de koechlin de la tour Eiffelmasque photo
Le plan de Koechlin
(cliquer pour agrandir)
Le projet d'une tour de 300 mètres est né à l'occasion de la préparation de l'Exposition universelle de 1889.
Les deux principaux ingénieurs de l'entreprise Eiffel, Émile Nouguier et Maurice Koechlin, ont l'idée en juin 1884 d'une tour très haute, conçue comme un grand pylône formé de quatre poutres en treillis écartées à la base et se rejoignant au sommet, liées entre elles par des poutres métalliques disposées à intervalles réguliers. C'est une extrapolation hardie à la hauteur de 300 mètres -soit l'équivalent du chiffre symbolique de 1000 pieds- du principe des piles de ponts que l'entreprise maîtrise alors parfaitement. Eiffel prend le 18 septembre 1884 un brevet "pour une disposition nouvelle permettant de construire des piles et des pylônes métalliques d'une hauteur pouvant dépasser 300 mètres".
Pour rendre le projet plus acceptable par l'opinion publique, Nouguier et Koechlin demandent à l'architecte Stephen Sauvestre de mettre en forme le projet.
Sauvestre habille les pieds de socles en maçonnerie, relie les quatre montants et le premier étage par des arcs monumentaux, place de grandes salles vitrées aux étages, dessine un sommet en forme de bulbe, agrémente l'ensemble de divers ornements. Le projet sera finalement simplifié, mais certains éléments comme les grandes arches de la base seront maintenus, contribuant à lui donner son aspect si caractéristique.
La courbure des montants est mathématiquement déterminée pour offrir la meilleure résistance possible à l'effet du vent. Comme l'explique Eiffel : "Tout l'effort tranchant dû au vent passe ainsi dans l'intérieur des montants d'arête. Les tangentes aux montants menées en des points situés à la même hauteur viennent toujours se rencontrer au point de passage de la résultante des actions que le vent exerce sur la partie de la pile au-dessus des deux points considérés. Les montants avant de se réunir à ce sommet si élevé, semblent jaillir du sol, et s'être en quelque sorte moulés sous l'action du vent".


La construction

atelier de Levallois Peretmasque photo
Atelier de Levallois Peret
Le montage des piles commence le 1er juillet 1887 pour s'achever vingt-et-un mois plus tard.
Tous les éléments sont préparés à l'usine de Levallois-Perret à côté de Paris, siège de l'entreprise Eiffel. Chacune des 18 000 pièces de la Tour est dessinée et calculée avant d'être tracée au dixième de millimètre et assemblée par éléments de cinq mètres environ. Sur le site, entre 150 et 300 ouvriers, encadrés par une équipe de vétérans des grands viaducs métalliques, s'occupent du montage de ce gigantesque meccano.
Toutes les pièces métalliques de la Tour sont fixées par des rivets, un mode de construction bien rôdé à l'époque de la construction de la Tour.
Les assemblages sont d'abord réalisés sur place par des boulons provisoires, remplacés au fur et à mesure par des rivets posés à chaud. En se refroidissant, ils se contractent, ce qui assure le serrage des pièces les unes avec les autres. Il faut une équipe de quatre hommes pour poser un rivet : un pour le chauffer, un pour le tenir en place, un pour former la tête, un dernier pour achever l'écrasement à coups de masse. Un tiers seulement des 2 500 000 rivets que comprend la Tour ont été directement posés sur le site.
Equipe de riveursmasque photo
Equipe de riveurs
Les piles reposent sur des fondations en béton installées à quelques mètres sous le niveau du sol sur une couche de gravier compact.
Chaque arête métallique dispose de son propre massif, lié aux autres par des murs, sur lequel elle exerce une pression de 3 à 4 kilos par centimètre carré. Côté Seine, on a employé des caissons métalliques étanches, où l'injection d'air comprimé permettait aux ouvriers de travailler sous le niveau de l'eau.
La Tour est montée à l'aide d'échafaudages en bois et de petites grues à vapeur fixées sur la Tour elle-même.
Le montage du premier étage est réalisé à l'aide de douze échafaudages provisoires en bois de 30 mètres de hauteur, puis de quatre grands échafaudages de 45 mètres.
Grue de montagemasque photo
Grue de montage
Construction d'une pilemasque photo
Construction d'une pile
Les fondations de la tour Eiffelmasque photo
Les fondations de la tour Eiffel
Des "boîtes à sable" et des vérins hydrauliques - remplacés après usage par des cales fixes - permettent de régler la position de la charpente métallique au millimètre près.
La jonction des grandes poutres du premier est ainsi réalisée le 7 décembre 1887. Les pièces sont hissées par des grues à vapeur qui grimpent en même temps que la Tour, en utilisant les glissières prévues pour les ascenseurs.
Il n'a fallu que cinq mois pour construire les fondations et vingt et un mois pour réaliser le montage de la partie métallique de la Tour.Les étapes de construction de la tour Eiffel
C'est une vitesse record si l'on songe aux moyens rudimentaires de l'époque. Le montage de la Tour est une merveille de précision, comme s'accordent à le reconnaître tous les chroniqueurs de l'époque. Commencé en janvier 1887, le chantier s'achève le 31 mars 1889. Gustave Eiffel est décoré de la Légion d'Honneur sur l'étroite plate-forme du sommet.
Le journaliste Émile Goudeau visitant le chantier au début de 1889 en décrit ainsi le spectacle.
Les ouvriers de la tour Eiffelmasque photo
Les ouvriers de la tour Eiffel
"Une épaisse fumée de goudron et de houille prenait à la gorge, tandis qu'un bruit de ferraille rugissant sous le marteau nous assourdissait. On boulonnait encore par là ; des ouvriers, perchés sur une assise de quelques centimètres, frappaient à tour de rôle de leur massue en fer sur les boulons (en réalité les rivets) ; on eût dit des forgerons tranquillement occupés à rythmer des mesures sur une enclume, dans quelque forge de village ; seulement ceux-ci ne tapaient point de haut en bas, verticalement, mais horizontalement, et comme à chaque coup des étincelles partaient en gerbes, ces hommes noirs, grandis par la perspective du plein ciel, avaient l'air de faucher des éclairs dans les nuées."
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Le calendrier de la construction

  • Les travaux ont duré 2 ans, 2 mois et 5 jours.
  • Le premier étage fut achevé le 1er avril 1888.
  • Le deuxième étage fut achevé le 14 août 1888.
  • Le montage s’acheva définitivement avec le sommet, le 31 mars 1889.

Quelques chiffres

  • 18 038 pièces métalliques
  • 5 300 dessins d’atelier
  • 50 ingénieurs et dessinateurs
  • 150 ouvriers dans l’usine de Levallois-Perret
  • Entre 150 et 300 ouvriers sur le chantier
  • 2 500 000 rivets
  • 7 300 tonnes de fer
  • 60 tonnes de peinture
  • 2 ans 2 mois et 5 jours de chantier
  • 5 ascenseurs.
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Les planches de Monsieur Eiffel

Ces planches sont des reproductions des planches originales de Gustave Eiffel, tirées du livre La Tour de 300 mètres, Ed. Lemercier, Paris 1900
Cliquez pour agrandir les planches
Ossature métalliquemasque photo
Ossature métallique
Ascenseurs - Réservoirs - Canalisationmasque photo
Ascenseurs - Réservoirs - Canalisation
Sections des arbalétriers & des treillismasque photo
Sections des arbalétriers & des treillis
Emplacement à l'expositionmasque photo
Emplacement à l'exposition
Partie supérieure. Ensemble et détailsmasque photo
Partie supérieure. Ensemble et détails
Ensemble des planchers des  étagesmasque photo
Ensemble des planchers des  étages
Maçonnerie de la Pile 3 (Sud)masque photo
Maçonnerie de la Pile 3 (Sud)
Entretoise inférieuremasque photo
Entretoise inférieure
Rabattement de l'un des 4 premiers panneauxmasque photo
Rabattement de l'un des 4 premiers panneaux
Goussetsmasque photo
Goussets
Piedmasque photo
Pied
Détail de la structure des poutres décorativesmasque photo
Détail de la structure des poutres décoratives
Aménagement du rez-de-chaussée de la pile 1 (Nord)masque photo
Aménagement du rez-de-chaussée de la pile 1 (Nord)
Détail de la structure du sommetmasque photo
Détail de la structure du sommet
Coupe vertical du sommetmasque photo
Coupe verticale du sommet
Détail de la structure du 2e étagemasque photo
Détail de la structure du 2e étage

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18 حجم الخط أعلن مستشفى برج العرب المركزي غرب الإسكندرية، استقبال طوارئ المستشفى مصابين في حادث تصادم بين أتوبيس حضانة وسيارة أسفر عن إصابة 16 طفلًا ومشرفتين بإصابات متنوعة. وفور وصول المصابين إلى المستشفى تم رفع درجة الاستعداد القصوى بقسم الطوارئ والاستقبال وجرى تنفيذ أعمال الفرز الطبي السريع لجميع الحالات بواسطة الفرق الطبية المتخصصة مع تقديم الإسعافات الأولية العاجلة واتخاذ كافة الإجراءات التشخيصية والعلاجية اللازمة. وشملت الإجراءات الطبية إجراء الأشعة المقطعية على المخ للحالات التي استدعت ذلك وأشعات العظام للكشف عن الإصابات والكسور المحتملة بالإضافة إلى إجراء فحوصات السونار على البطن للاطمئنان على الحالات المصابة إلى جانب إجراء الفحوصات الطبية اللازمة ومتابعة العلامات الحيوية بصورة مستمرة. كما تم عرض الحالات على الفرق الطبية المتخصصة من أقسام الجراحة والأطفال والمخ والأعصاب، لضمان التقييم الدقيق وتقديم الرعاية الطبية المناسبة لكل حالة وفقًا للبروتوكولات الطبية المعتمدة. وتابع الدكتور "محمد عرابي" مدير مستشفى برج العرب المركزي سير العمل منذ اللحظات الأولى لاستقبال المصابين موجهًا برفع درجة الجاهزية القصوى وتوفير كافة الإمكانيات البشرية والطبية اللازمة مع التأكيد على سرعة الانتهاء من الفحوصات والتدخلات الطبية المطلوبة لضمان أفضل مستوى من الرعاية الصحية للمصابين. وأكدت إدارة مستشفى برج العرب المركزي جاهزية المستشفى الدائمة للتعامل مع مختلف الحوادث والطوارئ على مدار الساعة.

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