A Grenoble, la famille de Manuela Gonzalez soutient la supposée "veuve noire"Trente ans de prison pour « la Veuve noire de l'Isère »
Le Monde.fr | • Mis à jour le
Trente ans de réclusion criminelle pour Manuela Gomez, surnommée « la Veuve noire de l'Isère », pour le meurtre de son mari. Le verdict a été prononcée le 18 avril par les assises de l'Isère. Les assises ont donc condamné Mme Gomez à une peine supérieure à celle de vingt-cinq ans requise par l'avocat général.
نفت مانويلا غونزاليس 53 عاما الملقبة بالأرملة السوداء، أن تكون قد قتلت زوجها الذي عثر عليه في نهاية العام 2008 جثة متفحمة في المقعد الخلفي لسيارته، وذلك في اليوم الاول من محاكمتها المنعقدة في غرونوبل (وسط شرق فرنسا). وقالت المتهمة بنبرة هادئة أنفي هذه الأفعال وأكرر أني بريئة من الأفعال التي تنسب إلي وأنا هنا لأبرهن ذلك . وقد ارتدت هذه المدربة السابقة في مدرسة لتعليم القيادة المحتجزة منذ العام 2010، قميصا أبيض ووشاحا زهري اللون ووضعت نظارات حمراء.
تحاكم سيدة فرنسية تبلغ 53 عاماً، غداً الاثنين، في مدينة غرونوبل شرق فرنسا، بتهمة قتل زوجها في ظروف مشابهة لظروف وفاة أزواجها و4 من أصدقائها السابقين.
وكان دانيال كانو (58 عاماً) هو الزوج الأخير لمانويلا غونزاليس التي يطلق عليها "الأرملة السوداء".
ووجد كانو في آخر العام 2008 جثة متفحمة في المقعد الخلفي لسيارته، قرب منزله في مدينة إيزير شرق فرنسا.
وتوصلت التحقيقات حينها إلى أن الحريق وقع عمداً، وتبين لدى تشريح جثة كانو أنه تناول 3 أنواع من المنومات.
واكتشف المحققون فيما بعد أن الزوجة سددت أقساط رهن بيتها والتي بلغت 229 ألف دولار من بوليصة التأمين على حياة زوجها بعد موته.
ودفع هذا الاكتشاف بالمحققين إلى البحث في ماضي هذه السيدة، ليتبين لهم أن 4 من شركائها قتلوا جراء تسمم واختناق.
ففي ديسمبر 1993، توفي زوج غونزاليس حينذاك بعدما أمضى 3 أشهر في المستشفى بسبب تناوله جرعة كبيرة من عقار مضاد للقلق.
وفي أكتوبر 1984، توفي صديقها بعد دخوله في غيبوبة إثر وضعها كمية من المورفين مع الشاي الذي احتساه صديقها. وحكم على غونزاليس آنذاك بالسجن عامين مع وقف التنفيذ بتهمة اختلاسها منه شيكاً بقيمة 80 ألف فرانك، فيما كان تحت تأثير المخدر.
وفي أبريل 1989، قضى صديق غونزاليس في ذلك الوقت اختناقاً لتنشقه الغازات المنبعثة من عادم سيارته، وتوصل التحقيق آنذاك إلى أنه انتحر، وبعدها بسنتين توفي صديق جديد لها اختناقاً جراء حريق اندلع في منزله.
وتمثل أمام المحكمة بتهمة قتل زوجها، في ظروف تذكر بظروف وفاة ازواجها واصدقائها الاربعة السابقين. وكان دانيال كانو (58 عاما) الزوج الاخير لمانويلا غونزاليس، قد وجد في آخر العام 2008 جثة متفحمة في المقعد الخلفي لسيارته، قرب منزله في ايزير، في الشرق الفرنسي. وتوصلت التحقيقات حينها الى ان الحريق وقع عمدا، وتبين لدى تشريح الجثة انه تناول ثلاثة انواع من المنومات. واكتشف المححقون ان الزوجة كانت اقترضت مبلغ 165 الف يورو مقابل رهن البيت، وانها سددت الاقساط مستفيدة من بوليصة التأمين على حياة زوجها.
Le corps de Daniel Cano, un chaudronnier de 58 ans, avait été retrouvé sur la banquette arrière de sa voiture, incendiée, à Villard-Bonnot, dans la vallée du Grésivaudan. Les analyses toxicologiques avaient révélé la présence de trois somnifères dans le sang de la victime.
« C'EST VRAI, MME GONZALEZ, LE NOIR VOUS VA TRÈS BIEN »
Le surnom de « Veuve noire » lui a été attribué après qu'on a découvert que son mari avait péri dans des conditions rappelant les intoxications de quatre de sesprécédents compagnons.
En fouillant dans le passé de l'accusée, les enquêteurs ont découverts que quatre de ses précédents compagnons avaient été victimes d'intoxication. Deux périrent de mort violente. L'une des morts, en 1989, avait été considéré comme un suicide. L'autre, en 1991, mena à un non-lieu.
« J'en appelle à votre raison et à votre intime conviction, il y a des éléments lourds, précis et concordants qui me permettent de vous demander d'entrer en voie de condamnation », a plaidé plus tôt dans la journée l'avocat général, lors de son réquisitoire. « Elle a agi de façon déterminée et de façon péremptoire », a assuré le magistrat, ajoutant en regardant l'accusée droit dans les yeux : « C'est vrai, Mme Gonzalez, le noir vous va très bien. »
Le troisième jour du procès de Manuela Gonzalez, jugée devant les assises de l'Isère pour l'assassinat de son dernier mari, a été marqué par les témoignages de ses proches, persuadés de l'innocence de celle que l'on surnomme la "veuve noire".
© DR Manuela Gonzalez
"Je veux défendre ma maman, que je sais innocente. Je sais de quoi elle est accusée et je ne comprends pas pourquoi car il n'y a pas de preuves", a insisté Virginie Martoia, 32 ans, unique fille de l'accusée, née de son premier mariage.
Face à la cour, la jeune femme a décrit une ambiance familiale "normale", mais émaillée de "tensions verbales ou physiques". Son beau-père "pouvait parfois avoir de grosses colères et tenir des propos injurieux, mais ensuite ça retombait". "J'ai beaucoup lu que ma mère est une femme intelligente, mais une femme intelligente n'aurait pas employé les mêmes modes opératoires pour commettre des homicides", a-t-elle argumenté, évoquant la mort violente de deux ex-compagnons de l'accusée.
La cour a auparavant entendu deux des soeurs de l'accusée, qui ont témoigné en sa faveur, l'une d'elle livrant toutefois un témoignage brouillon émaillé de contradictions sur plusieurs points. "Ma soeur est innocente. Ces accusations sont infondées. J'ai eu beaucoup de peine en apprenant la mort de Daniel Cano. Je m'entendais bien avec lui et je veux savoir qui a fait ça", a néanmoins affirmé Francisca Lanvin, 55 ans.
Face à la cour, la jeune femme a décrit une ambiance familiale "normale", mais émaillée de "tensions verbales ou physiques". Son beau-père "pouvait parfois avoir de grosses colères et tenir des propos injurieux, mais ensuite ça retombait". "J'ai beaucoup lu que ma mère est une femme intelligente, mais une femme intelligente n'aurait pas employé les mêmes modes opératoires pour commettre des homicides", a-t-elle argumenté, évoquant la mort violente de deux ex-compagnons de l'accusée.
La cour a auparavant entendu deux des soeurs de l'accusée, qui ont témoigné en sa faveur, l'une d'elle livrant toutefois un témoignage brouillon émaillé de contradictions sur plusieurs points. "Ma soeur est innocente. Ces accusations sont infondées. J'ai eu beaucoup de peine en apprenant la mort de Daniel Cano. Je m'entendais bien avec lui et je veux savoir qui a fait ça", a néanmoins affirmé Francisca Lanvin, 55 ans.
Une peine de 25 ans requise contre Manuela Gonzales, la "veuve noire"
25 ans de réclusion criminelle : c'est la peine requise ce vendredi 18 avril au matin, à l'encontre de Manuela Gonzalez, qui comparaît devant les Assises de l'Isère. Cette femme de 53 ans surnommée "la veuve noire", en raison d'un passé sentimental troublant, est accusée du meurtre de son mari.
© France 3 Alpes Palais de justice de Grenoble
"J'en appelle à votre raison et à votre intime conviction, il y a des éléments lourds, précis et concordants qui me permettent de vous demander d'entrer en voie de condamnation", a lancé l'avocat général, Pierre-Marie Cuny, à l'issue d'un réquisitoire de près de deux heures. "Je suis intimement convaincu que Mme Gonzalez, après avoir échoué une première fois, a tout mis en oeuvre pour tuer Daniel Cano", a-t-il martelé, ajoutant: "il y a contre elle, si ce n'est des preuves évidentes, un faisceau d'éléments, un enchaînement de faits, de constatations, qui me permettent de vous demander une décision de culpabilité".
Le corps de ce chaudronnier de 58 ans, avait été retrouvé le 31 octobre 2008 à l'arrière de son véhicule incendié, non loin de sa maison de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan. Rapidement, l'enquête avait conclu à un incendie volontaire et les analyses toxicologiques avaient révélé la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Avant lui, quatre autres compagnons de l'accusée depuis les années 1980 avaient subi des intoxications, dont deux avaient péri de mort violente.
Durant les cinq jours de procès, l'accusée n'a cessé de clamer son innocence. Tout comme ses proches venus témoigner en sa faveur, à l'exception de son beau-fils, Nicolas Cano. Très ému, ce trentenaire a détaillé jeudi à la barre les "doutes" qui l'ont conduit dès 2009 à penser sa belle-mère coupable.
"On est en présence d'une personne qui a prémédité au fil des mois la descente aux enfers de Daniel Cano en se rendant compte de l'impasse dans laquelle elle se trouvait", a asséné l'avocat général évoquant les nombreuses dettes de cette ancienne monitrice d'auto-école.
Avant et après la mort de son mari, l'accusée qui fréquentait les casinos et avait contracté un emprunt sans lui dire, avait détourné sur ses propres comptes plusieurs dizaines de milliers d'euros lui appartenant.
Déroulant la chronologie des faits, l'avocat général a souligné "des enchaînements troublants" et une "élaboration aboutie", en dénonçant les "explications farfelues" de l'accusée, ses "mensonges" et ceux de "sa famille". "A l'évidence, on est en présence d'une solidarité très étroite, qui s'illustre à l'occasion de magouilles", a-t-il ironisé à propos des témoignages de sa fille et de sa soeur. L'accusée "a agi de façon déterminée et de façon péremptoire", a-t-il assuré, avant de lui lancer, en la regardant droit dans les yeux: "C'est vrai Mme Gonzalez, le noir vous va très bien".
Extrait du 12/13 - vendredi 18 avril
"Daniel Cano n'a jamais quitté son domicile, le 30 octobre au soir, car il était à l'arrière de la voiture assommé par les médicaments", a affirmé le magistrat, expliquant comment l'accusée qui avait "décidé de passer à l'acte à cette occasion, avec une perspective de réussite", avait conduit le véhicule sur "ce chemin de terre, derrière la butte". Quant à l'incendie survenu un mois avant le drame dans la chambre conjugale, qui avait déjà failli coûter la vie à Daniel Cano, le magistrat a assuré qu'il "ne s'agissait pas d'un élément fortuit: Manuela Gonzalez avait résolu d'appliquer aux grands maux les grands remèdes", a-t-il conclu.
Le verdict est attendu dans la soirée après la plaidoirie de la défense.
Le corps de ce chaudronnier de 58 ans, avait été retrouvé le 31 octobre 2008 à l'arrière de son véhicule incendié, non loin de sa maison de Villard-Bonnot (Isère) dans la vallée du Grésivaudan. Rapidement, l'enquête avait conclu à un incendie volontaire et les analyses toxicologiques avaient révélé la présence de trois somnifères différents dans le sang de la victime. Avant lui, quatre autres compagnons de l'accusée depuis les années 1980 avaient subi des intoxications, dont deux avaient péri de mort violente.
Durant les cinq jours de procès, l'accusée n'a cessé de clamer son innocence. Tout comme ses proches venus témoigner en sa faveur, à l'exception de son beau-fils, Nicolas Cano. Très ému, ce trentenaire a détaillé jeudi à la barre les "doutes" qui l'ont conduit dès 2009 à penser sa belle-mère coupable.
Le noir vous va très bien"
"On est en présence d'une personne qui a prémédité au fil des mois la descente aux enfers de Daniel Cano en se rendant compte de l'impasse dans laquelle elle se trouvait", a asséné l'avocat général évoquant les nombreuses dettes de cette ancienne monitrice d'auto-école.
Avant et après la mort de son mari, l'accusée qui fréquentait les casinos et avait contracté un emprunt sans lui dire, avait détourné sur ses propres comptes plusieurs dizaines de milliers d'euros lui appartenant.
Déroulant la chronologie des faits, l'avocat général a souligné "des enchaînements troublants" et une "élaboration aboutie", en dénonçant les "explications farfelues" de l'accusée, ses "mensonges" et ceux de "sa famille". "A l'évidence, on est en présence d'une solidarité très étroite, qui s'illustre à l'occasion de magouilles", a-t-il ironisé à propos des témoignages de sa fille et de sa soeur. L'accusée "a agi de façon déterminée et de façon péremptoire", a-t-il assuré, avant de lui lancer, en la regardant droit dans les yeux: "C'est vrai Mme Gonzalez, le noir vous va très bien".
Extrait du 12/13 - vendredi 18 avril
Cédric Picaud sur le réquisitoire
"Daniel Cano n'a jamais quitté son domicile, le 30 octobre au soir, car il était à l'arrière de la voiture assommé par les médicaments", a affirmé le magistrat, expliquant comment l'accusée qui avait "décidé de passer à l'acte à cette occasion, avec une perspective de réussite", avait conduit le véhicule sur "ce chemin de terre, derrière la butte". Quant à l'incendie survenu un mois avant le drame dans la chambre conjugale, qui avait déjà failli coûter la vie à Daniel Cano, le magistrat a assuré qu'il "ne s'agissait pas d'un élément fortuit: Manuela Gonzalez avait résolu d'appliquer aux grands maux les grands remèdes", a-t-il conclu.
Le verdict est attendu dans la soirée après la plaidoirie de la défense.
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