Selon ce policier joint par JSSNews: « Dieudonné a fait mal. Il a inspiré toute la bande. Ils se croyaient tous avoir reçu une mission de combattants anti-sioniste, anti-juif. Les deux sont pareil pour ces jeunes, d’autant que la quasi-totalité des juifs sont sionistes. Jérémy Sydney était charmé par Dieudonné. Pour lui, c’était « le noir qui montre la voie ». Celui qui se bat pour la mémoire des esclaves, « mémoire volée par les adeptes de la religion shoatique ». Dieudonné, Stellio Cappo Chichi (connu sous le nom de Kémi Seba), Youssouf Fofana et dans un autre style, Mohamed Merah. Voilà les héros de ces types. »
L’homme abattu samedi matin à Strasbourg dans un échange de coups de feu avec des policiers venus l’interpeller était l’auteur présumé d’un attentat à la grenade contre une épicerie juive de Sarcelles. L’empreinte du suspect, identifié sous le nom de Jérémie Louis-Sidney, a été retrouvée sur la cuillère de la grenade défensive lancée le 19 septembre dans le commerce de produits casher, a indiqué le procureur de Paris, François Molins. Ce sont ces traces qui ont permis de remonter le réseau cible du coup de filet opéré ce samedi à Torcy, en Seine-et-Marne, à Cannes et à Strasbourg. Jérémie Louis-Sidney en était «l’objectif principal», a indiqué le patron de la Direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ), Christophe Allain.
Né à Melun en 1979, l’homme était connu depuis le printemps dernier par les services de renseignement. Condamné à deux ans de prison à Grasse en 2008, dans une affaire de trafic de drogue, il a été identifié par la DCRI comme un «délinquant converti à l’Islam radical», «appartenant à un groupe soupçonné de vouloir rejoindre les terres du djihad», selon les termes du procureur. Français d’origine antillaise, il était domicilié à Cannes, selon une source proche de l’enquête, qui précise que son appartement a été perquisitionné. C’est chez l’une de ses deux «épouses religieuses» où il séjournait depuis mercredi, à Strasbourg, que le trentenaire a été retrouvé par les enquêteurs, a précisé le procureur.
Armé d’un magnum 357, il a immédiatement ouvert le feu sur les policiers. «Il était très déterminé et a vidé le barillet» de son arme, blessant un policier au thorax, a indiqué François Molins. De son côté, le procureur de Strasbourg a dit sa conviction que Jérémie Louis-Sidney voulait probablement «finir en martyr», prenant pour signe le fait qu’il s’était rasé la barbe depuis son arrivée à Strasbourg. Un testament a été retrouvé chez lui, signe selon les enquêteurs qu’il était prêt à tout. «On savait qu’il était dangereux», a complété le patron de la DIPJ, ajoutant que les policiers pensaient pouvoir l’interpeller sans violence grâce à une «minute de surprise» lors de l’intervention matinale.
Son profil peut-il être comparé à celui de Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en mars dernier? A la différence de ce dernier, Jérémie Louis-Sidney ne s’était jamais rendu à l’étranger pour combattre ou profiter d’un entraînement au djihad. «Il y a un point commun, c’est la radicalisation rapide de gens qui s’étaient signalés sous des profils de droit commun», note le procureur de Paris, qui s’est également occupé de l’affaire Merah. Comme Jérémie Louis-Sidney, le tueur de Toulouse avait été condamné pour des faits de petite délinquance avant de commettre des Cellule islamiste: douze personnes en garde à vue, d'autres suspects recherchés
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La police recherche d'autres suspects après les arrestations de douze personnes, dont près de la moitié à Cannes, toujours en garde à vue lundi deux jours après un coup de filet contre une cellule islamiste radicale soupçonnée d'un acte et de projets terroristes antisémites.
Une douzième personne a été interpellée samedi soir à Torcy en Seine-et-Marne, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Interrogé sur RTL, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé "sans doute, peut-être" d'autres arrestations.
Répondant à l'inquiétude face à l'islamisme radical, "idéologie monstrueuse" que le président du Crif, Richard Prasquier, a une nouvelle fois assimilé au nazisme lundi, François Hollande a décidé de renforcer la sécurité devant les lieux fréquentés par la communauté juive.
Le leader présumé de ce groupe, Jérémie Louis-Sidney, un converti de 33 ans, a été tué l'arme à la main alors qu'il avait entrepris de tirer sur les policiers venus l'interpeller dans son appartement à Strasbourg. Sa trace ADN avait été retrouvée sur la cuillère d'une grenade lancée le 19 septembre dans une épicerie casher de Sarcelles (Val-d'Oise), où vit une importante communauté juive.
Cet attentat, qui avait fait un blessé léger, avait été le point de départ de l'enquête. Il était intervenu dans une période de fortes tensions, quelques jours après une manifestation anti-américaine non autorisée à Paris où avaient été entendus des slogans antisémites, et le jour de publication par Charlie Hebdo de caricatures de Mahomet.
Mais la préparation de cet acte pourrait être antérieure à ces événements puisqu'un des hommes interpellés à Cannes est soupçonné d'avoir fait des repérages à Sarcelles, selon une source proche de l'enquête.
Vif antisémitisme
Les enquêteurs cherchent à déterminer quels étaient les projets de ce groupe, dont plusieurs membres vivaient à Cannes, Louis-Sidney se partageant entre la Côte d'Azur, Strasbourg et la Seine-et-Marne où il est né.
Lors des perquisitions, ont été notamment retrouvés 27.000 euros en liquide, des munitions, de la littérature islamiste, du matériel informatique, une liste d'associations et d'organisations juives en région parisienne. Mais aussi quatre testaments invoquant Allah, dont celui de Louis-Sidney, laissant entrevoir une volonté de mourir en martyrs.
Le profil de ces jeunes, pour la plupart nés dans les années 1980 et 1990, interpelle : nés en France, plusieurs d'entre eux sont des convertis. A l'instar de Louis-Sidney, condamné à deux ans de prison en 2008 par le tribunal correctionnel de Grasse, certains ont été condamnés pour des affaires de droit commun avant de se radicaliser.
Evoquant sur RTL un "terrorisme intérieur", Manuel Valls a insisté sur le fait qu'il s'agissait de Français et a mis en cause un endoctrinement, en prison ou via internet et les programmes diffusés par satellite du monde arabo-musulman.
Le ministre a estimé qu'il y avait en France, "plusieurs dizaines, plusieurs centaines d'individus capables de s'organiser" comme le groupe de Cannes. Mais "ce sont des individus très mobiles, qui se sentent surveillés (...) et qui utilisent peu leur portable", a-t-il précisé.
Les enquêteurs ont insisté ce week-end sur la détermination des membres présumés de la cellule démantelée. Un homme, interpellé à Torcy à l'aube samedi, était muni d'une arme prête à l'usage, quand il a été arrêté à son retour d'une salle de prière.
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