Né à Barcelone en 1962, Manuel Valls fait partie des rares hommes politiques français à avoir acquis la nationalité française par naturalisation (intervenue en 1982). Son grand-père, rédacteur en chef d'un journal républicain et catholique, cacha des prêtres persécutés par les trotskistes et les anarchistes. Son père, Xavier Valls (1923-2006), artiste peintre marié en 1958 à une enseignante tessinoise, Luisangela Galfetti, sœur de l'architecte Aurelio Galfetti, s'installe à Paris en 1948 pour compléter sa formation. Xavier Valls appartenait au courant de la jeune peinture de l'école de Paris avec notamment Bernard Buffet, Maurice Boitel, Pierre-Henry, Jean-Pierre Alaux, Françoise Gilot-Picasso. L'un de ses cousins, Manuel Valls y Gorina, a composé l'hymne du FC Barcelone, dont il est un fervent supporter. En 1980, à l'âge de 17 ans, il adhère au Parti socialiste pour soutenir Michel Rocard. Il s'insère ainsi au sein des réseaux rocardiens de la deuxième gauche qui s'opposent, au sein du PS, à François Mitterrand. Pendant ses études d'histoire à l'université Paris 1-Tolbiac, il entre au syndicat étudiant, l'UNEF-ID. Il devient conseiller de Michel Rocard pour les affaires étudiantes en tant qu'animateur de l'UNEF-ID. Parfaitement trilingue français, catalan et espagnol, père divorcé de quatre enfants, il est marié à la violoniste Anne Gravoin, premier prix de violon et de musique de chambre du Conservatoire de Paris,,, depuis le 1er juillet 2010. Entre 1983 et 1986, attaché parlementaire de Robert Chapuis, député de l'Ardèche, il succède à Henri Kaminska en 1988 à la tête du PS d'Argenteuil-Bezons. Il est élu à 24 ans au Conseil régional d'Île-de-France, dont il devient 1er vice-président en 1998. En 1991-1993, il est délégué adjoint interministériel aux Jeux olympiques d'hiver d'Albertville. Il devient secrétaire national du Parti socialiste à la communication, mais aussi premier secrétaire de la fédération du Val-d'Oise, puis chargé de la communication et de la presse au cabinet de lionel jospin, Premier ministre de 1997 à 2002. Aux législatives de 1997, il avait échoué au premier tour à Argenteuil (Cinquième circonscription du Val-d'Oise). Il est élu maire d'Évry (Essonne) en mars 2001, puis député de la 1re circonscription de l'Essonne le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007). Il est réélu aux élections législatives de 2007 avec 60,12 % des voix. Il se fait alors remarquer par ses appels à la refondation du PS et à un changement de nom. En 2007, il aurait refusé à Nicolas Sarkozy, récemment élu président de la République, de faire partie du gouvernement Fillon au titre de l'« ouverture ». À noter que Manuel Valls est lié à Alain Bauer, le conseiller du président de la République pour les questions de sécurité et ancien Grand Maitre de son obédience maçonnique, le Grand Orient de France, de 2000 à 2003. De 1994 à 1997, son ex-femme, Nathalie Soulié, a occupé les fonctions de secrétaire d'AB Associates, une société de consultants en sécurité fondée par ce dernier. Valls est réélu maire d'Evry en 2008 avec 70,28 % des voix, mais moins d'un tiers des inscrits, du fait d'un très faible taux de participation. Le 13 juin 2009, Manuel Valls est le premier à annoncer son intention de disputer la primaire du Parti socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012. Il lance, le 30 juin suivant, le club « À gauche besoin d'optimisme », « support juridique et financier » pour se présenter à la primaire socialiste. Il est classé à l'« aile droite » du Parti socialiste mais Manuel Valls se définit davantage comme « blairiste », en particulier en raison de son insistance sur la sécurité, sur la responsabilité individuelle ("Le nouvel espoir que doit porter la gauche, c'est celui de l'autoréalisation individuelle : permettre à chacun de devenir ce qu'il est") ou le « refus de l'assistanat ». Il souhaite « concilier la gauche avec la pensée libérale » et se déclare « clintonien ». En 2002, il prend position contre un magasin Franprix de sa ville qui avait choisi de ne vendre que des produits hallal. Il plaide pour un allongement du nombre d'années de cotisation pour fixer l'âge du départ à la retraite et « l'alignement des régimes spéciaux [de retraite] sur le régime général. » Dans Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche, il dit « oui aux quotas » d'immigration, approuve l'allongement de la cotisation retraite à 41 ans à condition que l'on imagine un départ « à la carte », selon la pénibilité des carrières, et regrette les « fatwas anti-OGM » et antinucléaires. Lors de la succession de François Hollande en novembre 2008, il prendra fait et cause pour Ségolène Royal. Suite aux résultats controversés, il réclame l'arbitrage des tribunaux face aux suspicions de fraude électorale dans les bastions du Nord et de la Seine-Maritime favorables à Martine Aubry. Manuel Valls est pour l'allongement de la durée de cotisation déclarant que les Français allaient être obligés de travailler plus longtemps, cependant, Manuel Valls pense qu'il est nécessaire de prendre en compte l'emploi des seniors et la pénibilité du travail. Dans La Laïcité en face, il défend une refonte en profondeur de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, affirmant que « personne ne veut y toucher, mais elle est contournée en permanence ; chacun cherche un subterfuge pour arriver à ses fins. […] Notre pays ne peut donc échapper à la révision même si ce n’est pas une révision avec un grand R. La loi a d’ailleurs été plusieurs fois modifiée depuis son adoption. La République pourrait s’offrir ainsi un moment symbolique pour donner un souffle nouveau à la laïcité. Il faut une révision publique de l’application de la laïcité qui passe par un débat parlementaire. Voilà un beau moyen de remettre l’idéal laïque au cœur de la société française et d’en faire une valeur partagée ». Manuel Valls a été par ailleurs franc-maçon affilié au Grand Orient de France, mais il affirme ne plus être actif depuis longtemps et en avoir démissionné,. Le 13 juillet 2009, la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry fait publier une lettre ouverte à Manuel Valls dans les colonnes du journal Le Parisien dans laquelle elle lui écrit : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste ». Plusieurs personnalités du PS comme Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini ou Jean-Pierre Mignard soutiennent Manuel Valls face à Martine Aubry. Il lui répond le 16 juillet qu'il ne compte pas partir du Parti et précise qu'il a « toujours respecté, quoiqu'[il ait] pu [lui] en coûter », le choix des militants et les règles de vote de son groupe parlementaire dont il est aussi l'un des animateurs. Le 2 janvier 2011, Manuel Valls déclare vouloir « déverrouiller les 35 heures », créant une nouvelle fois le trouble au sein du Parti socialiste. Le 12 octobre 2009, Manuel Valls s'est déclaré « en désaccord total » avec la proposition de dépénalisation ou de légalisation encadrée du cannabis faite par Daniel Vaillant, celle-ci visant pourtant notamment à couper une source de revenus pour les trafiquants, Valls arguant du risque de perte des repères et de la fin des interdits, et du fait que « la drogue, [...] qui alimente l'économie souterraine, ne peut pas être traitée de cette manière ». En 2005, concernant le référendum sur la Constitution européenne, il défend le « non ». Mais quelques jours avant le référendum interne au PS du 1er décembre 2004, où le « oui » est sorti largement vainqueur à plus de 59 % des voix, il participe, par discipline, à la campagne du PS pour le « oui ». Il vote avec d'autres élus de gauche « pour » la réforme du titre XV de la constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne (2007) lors du Congrès du Parlement français le 4 février 2008. En 2010, il est favorable au contrôle de la part de la Commission européenne sur les budgets nationaux, en jugeant cela « incontestablement » nécessaire. « Dans le monde tel qu'il est, qui a besoin de grands ensembles, on a besoin davantage d'intégration de nos politiques économiques, davantage de coordination, c'est vrai sur le plan monétaire, c'est vrai sur le plan budgétaire et c'est vrai sur le plan fiscal » déclare-il. ------------------------------------- Détail des mandats et fonctions ------------------------------------- Au niveau local * 17/03/1986 - 22/03/1992 : membre du conseil régional d'Île-de-France * 11/03/1989 - 18/06/1995 : 12e adjoint au maire d'Argenteuil * 18/06/1995 - 31/12/1998 : 2e adjoint au maire d'Argenteuil * 1989 - 2000 : conseiller municipal d'Argenteuil * 23/03/1992 - 15/03/1998 : membre du conseil régional d'Île-de-France * 24/03/1998 - 27/06/2002 : 1er vice-président du conseil régional d'Île-de-France * 20/06/2002 - 18/11/2002 : membre du conseil régional d'Île-de-France * depuis le 18/03/2001 : maire d'Évry * depuis le 07/04/2008 : président de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne À l'Assemblée nationale * depuis le 18/06/2002 : député de la 1re circonscription de l'Essonne * depuis le 16/05/2012 : Ministre de l'intérieur Au Parti socialiste * 1993 - 1994 et 1995 - 1997 : secrétaire national, chargé de la communication au PS * 2003 - 2004 : secrétaire national du PS, chargé de la coordination et de l'organisation * depuis 1993 : membre du bureau national et du conseil national du PS Manuel Valls : « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël »
C’est sur la radio juive et strasbourgeoise “Radio Judaïca“, que Manuel Valls s’est exprimé face à l’antisémitisme et a tenu à justifier ses liens avec Israël :
« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël »
Voici une phrase qui va sûrement rassurer de nombreux juifs de la communauté française, car depuis plusieurs mois se multiplient les agressions antisémites où s’ajoute l’imagination débordante de certains partis comme celui du Front National, qui essaie par tous les moyens de se servir de la laïcité pour mettre en pratique son intolérance pathologique contre tout ce qui ne ressemble pas à la race blanche.
Suite aux propos de Marine le Pen qui annonce vouloir interdire le port de la kippa, ce dimanche 23 septembre 2012, Valls a affirmé que les juifs de France « pouvaient porter avec fierté leur kippa ! ».
Depuis les appels au meurtres contre les juifs, lors de la manifestation contre le film “L’innocence des Mususlmans” qui pour rappel a été réalisé par un copte chrétien… Le ministre de l’Intérieur s’était déjà précédemment illustré en soulignant qu’il ferait preuve d’une « très grande fermeté »envers ceux qui oseraient manifester contre le film islamophobe et les caricatures du prophète Mohamed.
Enfin un homme politique, virulent contre l’antisionisme et l’antisémitisme. Manuel Valls se distingue particulièrement des nombreux autres politiciens français.
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على الرغم من أن الأزمة الاقتصادية تدفع الحكومات الأوروبية الى التشدد في كل ما يتعلق بملف الهجرة من تسوية ومنح الجنسية والمساعدات الاجتماعية. إلا أن الحكومة الفرنسية المكونة من الحزب الاشتراكي تنهج سياسة مختلفة من خلال إصدارها مرسوما جديدا يسهل الحصول على الجنسية الفرنسية والقطع مع الإجراءات الإدارية الصعبة التي كانت قد تبنتها حكومة نيكولا ساركوزي وتضرر منها مهاجرو المغرب العربي-الأمازيغي أساسا.
في هذا الصدد، أعلن وزير الداخلية الفرنسي مانويل فالس أمس الخميس عن إجراءات إدارية جديدة تتعلق بمنح الجنسية الفرنسية وهي إجراءات تنحو نحو تسهيل التجنس والقطع مع صعوبات الماضي. في هذا الصدد، أكد الوزير أنه أرسل مرسوما الى مندوبي الحكومة في مختلف أقاليم فرنسا بالتراجع عن تطبيق بعض الإجراءات ومن ضمنها عدم إلزام طالب الجنسية بضرورة التوفر على عقد عمل طويل المدى أو عقد عمل مفتوح بل فقط إلزامه المهاجر بتقديم ضمانات تؤكد التوفر على موارد العيش. معتبرا أن ذلك يحمل الكثير من المتناقضات إذ كيف يمكن إلزام مهاجرا بعقد عمل طويل المدى في وقت تمر منه البلاد بأزمة اقتصادية. وفي الوقت ذاته، ينص المرسوم على احترام العلمانية والتحدث بالفرنسية باستثناء الذين يفوق عمرهم 65 سنة ولكنه استثنى المعرفة العميقة بالتاريخ والثفافة الفرنسية التي كانت من الشروط السابقة. ويبقى التطور المهم هو أن المهاجرين أصبح من حقهم الحصول على الجنسية الفرنسية بعد إقامة خمس سنوات وليس عشر سنوات كما كان في السابق. ويأتي هذا المرسوم الجديد ليغير من الكثير من الإجراءات الإدارية السابقة التي كانت قد تبنتها حكومة نيكولا ساركوزي سنة قبل الانتخابات الرئاسية واستهدفت التشدد في الحصول على الجنسية الفرنسية. وعي الإجراءات التي جرى وصفها وقتها بالمجحفة بل لم يتردد بعض الخبراء في اعتبارها بالعنصرية. وكانت حكومة ساركوزي قد بررت تلك الإجراءات بحماية فرنسا من من وصفتهم ب "أصحاب التقاليد الغريبة"، في إشارة مباشرة الى المسلمين. بينما اتهمتها بهض وسائل الاعلام ومن مضنها ليبراسيون ولوموند بأن الهدف هو انتخابي محض للحضول على أوصات الناخبين المحافظين. ومن جراء تطبيق تلك الإجراءات، تراجع عدد الأجانب الذين حصلوا على الجنسية الفرنسية من 116 ألف الى 87 ألف سنويا خلال السنتين الأخيرتين وفي المقابل ارتفعت نسبة الرفض. ويؤكد وزير الداخلية الحالي أن الإجراءات الجديدة ستهدف الى الرفع من عدد الحاصلين على الجنسية الفرنسية. وأثنت جريدة لوموند الفرنسية على الوزير مانويل فالس وخصصت له الصفحة الأولى لعددها الصادر اليوم الجمعة لأنه السياسي الأكثر شعبية في فرنسا حاليا متفوقا على الرئيس الفرنسي فرانسوا هولند. ورحب مهاجرو منطقة المغرب العربي المقيمين في فرنسا بهذه الإجراءات، ويبدو ذلك من خلال التعاليق في مواقع الصحف الرقمية وكذلك في شبكات التواصل الاجتماعي. وكان المغاربيون الأكثر تضررا من إجراءات ساركوزي بشأن الحصول على الجنسية الفرنسية. Manuel Valls assouplit les critères de naturalisationLe ministre de l'Intérieur veut faciliter l'accès à la nationalité française pour les salariés précaires et les étudiants. La droite l'accuse de « brader » la nationalité.
Le ministre de l'Intérieur, qui veut « redresser la courbe du nombre de naturalisations », a annoncé ce jeudi que l'accès à la nationalité allait être facilité notamment pour les salariés précaires et les étudiants. « Je refuse l'idée que seuls les détenteurs d'un CDI puissent devenir français », a-t-il dit L'absence de contrat à durée indéterminée justifiait dernièrement près de 40% des refus.
« La France est une terre d'accueil », a lancé Manuel Valls lors d'une cérémonie de naturalisation à Toulouse. « J'aime ce pays qui, un jour, a fait de moi l'un des siens », a-t-il déclaré, lui qui fut naturalisé français à 20 ans juste après l'élection de François Mitterrand.
« L'accès à la nationalité française a été entravé, empêché »
Le ministre s'en est pris vivement à la politique du précédent gouvernement qui a fait chuter le nombre des naturalisations de 116.000 en 2010 à 87.000 en 2011. « L'accès à la nationalité française a été entravé, empêché », a-t-il affirmé. Cette politique était le reflet d'une « France qui doute, qui regarde le monde avec méfiance et cède, alors, à la tentation du repli », a-t-il déclaré en fustigeant au passage le débat sur l'identité nationale qu'il refuse de rouvrir.
Une circulaire précisant ces nouveaux critères a été adressée ce jeudi aux préfets. Elle leur demande de « prendre en compte le potentiel » des jeunes diplômés, notamment les plus brillants, et de présumer « l'assimilation » des jeunes ayant effectué une grande partie de leur scolarité en France. Manuel Valls a toutefois insisté sur la nécessaire adhésion aux valeurs de la République qu'il a exaltées : liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité et solidarité. La naturalisation « doit demeurer la conclusion logique d'un parcours d'intégration réussi », a-t-il souligné.
Maîtrise du français
Pour ce faire, le ministre a envoyé une autre circulaire aux préfets précisant les modalités de la « Charte des droits et devoirs du citoyen français » que les postulants doivent signer pour avoir droit à devenir Français. De même, une maîtrise de la langue française correspondant à un niveau de troisième reste exigée.
Les deux circulaires seront suivies, début 2013, d'une circulaire-cadre qui « remettra à plat tous les critères et leur condition d'appréciation », a dit Manuel Valls.
La droite l'a immédiatement accusé de « brader » la nationalité. « La nationalité française doit se mériter (...) Vouloir la brader (...) est totalement irresponsable et dangereux », a estimé Eric Ciotti, secrétaire national de l'UMP à la sécurité. « Manuel Valls veut encourager la naturalisation pour favoriser l'intégration c'est un contre-sens absolu », a renchéri le député UMP Guillaume Larrivé, spécialisé dans les questions d'immigration.
Au Front national, Marine Le Pen s'est élevée contre une nationalité française donnée comme « des tickets de métro ».
وكانت إجراءات ساركوزي من أسباب رهان المغرابيين على الحزب الاشتراكي في الانتخابات الرئاسية التي جرت في مايو الماضي وأوصلت فرانسوا هولند الى السلطة.
Un homme reçoit symboliquement les documents de sa naturalisation française des mains du ministre Manule Valls. Au centre, Kader Arif, le ministre délégué aux Anciens combattants. Photo : AFP
Manuel Valls veut relancer la naturalisation d'étrangersLe ministre de l'Intérieur veut supprimer les critères les plus contraignants pour accéder à la nationalité française. Objectif : booster les chiffres de la naturalisation et tourner la page de l'ère Guéant.
Chose promise, chose due. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, veut passer l'éponge sur l'ère Guéant et relancer les naturalisations d'étrangers. Il propose ce jeudi de supprimer les critères les plus contraignants d'accession à la nationalité française, instaurés par son prédécesseur. Manuel Valls, lui même naturalisé à 20 ans, estime que sa vision de la France, "terre d'accueil" doit ainsi remplacer celle de Claude Guéant, qui "regardait le monde avec méfiance".
Les questionnaires à choix multiples sur l'histoire ou la culture française sont donc abolis. Prévus pour juillet 2012, ils n'ont cependant jamais été appliqués, avec l'avènement de la nouvelle majorité parlementaire. "On ne devient pas Français en répondant à un QCM !", a lancé Manuel Valls jeudi lors d'une cérémonie de naturalisation à la préfecture de la Haute-Garonne. Idem pour l'obligation de détenir un contrat à durée indéterminé, à l'origine de nombreux refus de nationalité, selon le ministre. "Je refuse l'idée que seuls les détenteurs d'un CDI puissent devenir français", a-t-il également souligné.
Tourner la page Sarkozy
Pour faire valoir ses arguments, le ministre vient d'adresser à tous les préfets de France une circulaire revenant sur les critères "les plus discriminants qui sont à l'origine de près de 70% des refus". Ainsi, les motifs touchant au travail représentent environ 40% des raisons de rejet de demande, selon le ministère.
L'objectif : "redresser la courbe du nombre de naturalisations", résume le ministre, qui s'en est vivement pris à la politique du précédent gouvernement. Elle est selon lui responsable d'unebaisse de 30% du nombre de naturalisations entre 2010 et 2011 et de 45% entre 2011 et 2012. "L’accès à la nationalité française a été entravé, empêché", au détriment en particulier d'étrangers "parfaitement insérés dans la société française, qui ont fait le choix de devenir français", a-t-il affirmé.
Derrière cette mesure, tout un emblème. Se distinguer de la politique d'immigration du quinquennat précédent. Cette politique était le reflet d'une "France qui doute, qui regarde le monde avec méfiance et cède, alors, à la tentation du repli", estime Manuel Valls. Le président François Hollande "veut sortir de cette défiance. Une défiance qui, dans les paroles et parfois dans les actes, a pu prendre les traits d’une hostilité". Avant de conclure : "Nous devons retrouver l’apaisement".
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